professional baller

- l’époque où c-bo était énervé contre tous ces merdeux.
Shawn Thomas, plus connu sous le pseudo « C-Bo » est un chic type en apparence, mais faut pas le faire chier.
On pourrait s’amuser à parcourir sa discographie pour faire un top ten des couplets les plus fous qu’il a pu lacher, mais pour changer on va simplement se rappeler à quel point C-Bo aimait déconner sur les disques de ses potes.
Car c’est le genre de bonhomme qui pouvait fumer un morceau à lui tout seul quand tu l’invitais en featuring sur ton album, et te faire passer par la même occasion pour une vraie petite chatte à côté de lui.
Exemple numéro 1 : B-Legit et son « Hemp Museum » en 1996.

B-Legit (featuring C-Bo and Celly Cel) – Niggaz Get They Wig Split
Shawn était en train de finir ses miel pops au ptit dej’ quand Earl Stevens (E-40), boss de Sick-Wid-It Records, lui passe un coup de fil et lui demande de poser sur l’album de son cousin Brandt Jones (B-Legit).
Pas de problème lui répond Shawn, plutôt flatté, mais à une condition : faut que ça soit ambiance vénère et que la prod sente le pneu qui crame sinon ça l’amuse pas.
Earl tient à le rassurer, c’est Mike Mosley qui fournit les munitions et cerise sur le gâteau, tout ce petit monde sera accompagné par Celly Cel, un autre artificier de Vallejo.
Exemple numéro 2 : les copains TRU (Master P, Silkk The Shocker, C-Murder) et leur classique « True » en 1995.

Master P (featuring King George and C-Bo) – That’s How We Break Bread
Same shit different day avec cette bombe à retardement. Quand Shawn Thomas ne traîne pas du côté de Vallejo pour arrondir ses fins de mois, il pointe le bout de son nez à Richmond, là où étaient installés les bureaux de No Limit Records quand Master P et sa famille faisaient de la bonne musique.
Il faut cependant reconnaître que le bijou musical concoté par Dj Daryl y est pour beaucoup, subtile mélange MOBBISH + FIRE + STRAIGHT BALLIN’. Le couplet de C-Bo est un meurtre.
Mo’ money, mo mother fuckin’ mail
Post on the block, come back and drop knots in the garbage pail
Peepin’ out the window with the AK
Paranoia, neighborhood destroyer
Half a key on the livin’ room table, and from city to city i’m able
Cap a key for 10 and 12, my Mexican friends got the gear
Breakin’ down a quarter ki’, procedin’ to make that mail,
Master P got the mix on the yay
Whippin ‘em with the can’t explain game , cause rain
So fuck what you heard and pay 16 for this bird
We slangin’ ki’s and stackin’ g’s in the suburbs
Mouth full of dope, bold’s yeah you know
Them Richmond niggas, quick to pull that asshole
Some dope dealers, that only fuck with killers
One of the first from the block to stack a mill because
(chorus) Everyday all day hustlin’ to get paid…
Straight ballin’… That’s how we break bread
Pour conclure je crois qu’il serait bon d’avoir une pensée pour Jim Jones et ses amis Diplomats qui semblent user abusivement du terme BALLIN’. Tut tut, allez au coin.
Petite chatte on disait ?








